LES CHARMES DE LA MAISON HAUTE
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— Demain, tu partiras et tu ne reviendras jamais.
Que lui importait le demain, le peut-être. L’homme se dévêtait et c’était fantastique. Elle allait lui appartenir. Blanche regarda le feu, mais frémit de plaisir. L’inconnu caressait sa peau et un seul effleurement la propulsait vers l’extase. Elle tremblait, soupirait et ne pouvait retenir ses plaintes. Un instant, elle se demanda où elle se trouvait et pourquoi elle offrait son corps avec une telle indécence ? Mais, elle l’encourageait, le suppliait de la blesser et lui faire rendre l’âme. L’homme ne disait pas un mot. Blanche entendait cette respiration saccadée, ses soupirs à peine émis. Elle sentait cette bouche famélique qui la découvrait, qui l’idolâtrait, qui la faisait gémir et qui était à même de lui faire perdre conscience. Enfin, il vint en elle. Blanche avait connu deux mâles et ce qu’elle est en train de vivre n’avait rien de comparable. Il la possédait tel un guerrier, un conquérant, il la dominait, la vainquait, et chacun de ses mouvements la foudroyait d’un orgasme. Blanche savait enfin ce que signifiait appartenir à un homme, elle n’était plus qu’une petite chose que l’on force, que l’on rudoie, et qui a plaisir à se faire violenter. Elle découvrait des sensations étranges, mais elle réclamait plus de souffrances et appelait la mort. Blanche avait perdu le contrôle d’elle-même, de son corps, de ses pensées, ses jambes frémissaient, son cœur battait à se rompre, elle ressentait des douleurs dans son ventre et dans sa poitrine. C’était l’extase.