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MBGC Editions Monique Bellini

HITLER A VOULU TUER LE PAPE

28 Mai 2024 , Rédigé par MBGC Editions Publié dans #bonus

 

 

 

Je suis étonnée par la faible répercussion dans nos médias de cette enquête menée par Diego Vanzi du quotidien catholique italien « Avvenire » publiée dans ce journal le 16 juin 2009: Hitler voulait faire enlever et tuer Pie XII. Il y a bien eu un plan nazi pour tuer Pie XII : enquête de « Avvenire »

En juillet 1943, Hitler a voulu éliminer Pie XII”, titre le quotidien catholique italien “Avvenire” du 16 juin 2009, sous la plume de Diego Vanzi : Hitler voulait faire enlever et tuer Pie XII.

Des rumeurs à ce sujet avaient été mises en lumière en 1972 : l’ancien général des SS, Karl Wolf (mort en 1984), en avait parlé, à propos de sa propre rencontre avec le pape du 10 mai 1944.

Mais un plan plus concret est évoqué par le Quartier général pour la Sécurité du Reich (“Reichssicherheitsamt”) de Berlin après le 25 juillet 1945.

“Avvenire a en effet recueilli auprès des héritiers des protagonistes des témoignages et a visionné des documents”, écrit Vanzi qui apporte les précisions suivantes. Le fils de Niki Freytag von Loringhoven, aujourd’hui âgé de 72 ans et “très lucide”, rencontré en Bavière par l’auteur, a évoqué un événement qui se situe à Venise à l’Hôtel Danieli et au Lido. L’autorisation de se rendre an avion à Venise est signée par le responsable du commandant suprême de la Wehrmacht, le général Wilhelm Keitel, pendu à Nuremberg le 16 octobre 1946.

À bord du Heinkel He 111 de la Luftwaffe, il a atterri dans l’après-midi du 29 juillet 1943 sur la lagune, où se trouvaient le chef du contre-espionnage (Ausland/ Abwehr), l’amiral Wilhelm Canaris et deux colonels de la section II (sabotage), Erwin von Lahousen et Wessel Freytag von Loringhoven. Canaris avait prétexté pour cette “excursion” vérifier la fidélité des Italiens au Pacte d’Acier après l’arrestation de Mussolini, quatre jours auparavant. À Venise, Canaris et ses deux compagnons de voyage auraient rencontré le chef du SIM (Service d’Information militaire italien), le général Cesare Amé. Amé et Canaris se connaissaient et s’estimaient : ils s’étaient déjà rencontrés à Venise à l’Hôtel Danieli. Canaris arrivait donc de Berlin et Amé en voiture, de Rome. Ils avaient l’un et l’autre peu de sympathie pour les régimes de leurs pays, même s’ils étaient contraints à collaborer. Dans le journal de bord du colonel von Lahousen on lit : “29.07.43 : départ du vol pour Venise, avec le chef de service (Canaris) et avec le colonel Freytag pour une rencontre avec le général. Amé, chef du contre-espionnage italien”. Et encore : “31.07.43 : Retour du voyage de service à Venise”. Canaris et von Loringhoven et von Lahousen avaient recueilli auprès du Reichssicherheitsamt, siège de la Gestapo à Berlin, des rumeurs concrètes concernant la volonté d’Hitler de se venger des Italiens qui avaient arrêté Mussolini, frappant le roi et le pape.

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