Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
MBGC Editions Monique Bellini

LE 15 MARS 44. ASSASSINAT DE CESAR.

11 Mars 2021 , Rédigé par MBGC Editions Publié dans #bonus

 

La mort de Jules César (Vincenzo Camuccini, 1793, musée de Cappodimonte, Naples)

 

En cinq courtes années, nanti de tous les pouvoirs, il a réussi à moderniser l'administration de l'empire romain. Aussi  souvenir va-t-il rester gravé jusqu'à nos jours dans la mémoire des hommes, malgré sa mort prématurée à seulement 55 ans.

Fort de son prestige de conquérant des Gaules, Jules César a franchi cinq ans plus tôt le Rubicon. Nommé dictateur à vie, il n'a de cesse de combattre ses ennemis tout en modernisant l'administration de l'empire ( extension du droit de vote, octroi de terres aux combattants ) Mais, au sommet du pouvoir, César songe à doter d'un titre royal qui assure la pérennité de son oeuvre au-delà de la mort. Avec sa jeune maîtresse Cléopâtre, reine d'Egypte, il envisage de se faire consacrer fils d'Amon, à l'image d'Alexandre le Grand.

Le 15 février de l'an 44 av. J.-C., à l'occasion des Lupercales le fidèle Marc Antoine pose sur la tête de César le diadème des rois grecs. Mais la foule proteste et le dictateur ôte lui-même la couronne et l'envoie au temple de Jupiter.

Qu'à cela ne tienne, Jules César projette d'accepter le titre de roi pour la partie orientale de l'empire romain à l'occasion de la prochaine réunion solennelle du Sénat. Celle-ci doit avoir lieu le jour des Ides de mars en un lieu appelé « portique de Pompée », qui remplace la Curie, incendiée huit ans plus tôt. Ses proches, y compris sa femme Calpurnie, avertissent César d'une grave menace et lui font part de mauvais présages mais il n'en a cure.

Or, pas moins de soixante sénateurs trempent dans un complot contre sa personne. Ils craignent pour l'avenir du régime sénatorial et oligarchique, aujourd'hui qualifié par anachronisme de « républicain » ( Parmi eux, Cassius, l'ancien chef de la flotte de son ennemi Pompée, qui est déçu que son ralliement à César ne lui ait pas rapporté plus d'honneurs.

À peine installé dans la salle, sous la statue de Pompée son ancien rival, César est provoqué par un sénateur du nom de Tullius Cimbre. Celui-ci, rejoint par d'autres sénateurs, lui soumet une requête et, feignant la colère, agrippe la toge de César et l'arrache.

À ce signal, c'est aussitôt le hallali. Selon le récit de l'historien Suétone, Jules César est frappé de 23 coups de poignard par les sénateurs qui l'entourent.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article