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MBGC Editions - Monique Bellini

Extrait - Livia tome 2

18 Septembre 2017 , Rédigé par MBGC Editions Publié dans #Extraits des livres

— Le médecin de Bocognano pense qu’elle est atteinte des fièvres typhoïdes, c’est contagieux, ne vous en approchez point. Il est inutile de prendre des risques…

Elle s’est effacée et a refermé la porte derrière elle ;

Lentement, il s’est approché, lentement, il s’est penché et il a pris sa main.

— Mon amour, murmure-t-il. Je suis venu te chercher, je ne veux pas que tu restes ici, je vais t’emmener, je te soignerai, je te guérirai…

Il la contemple.

Elle ébauche un faible sourire, tandis que des larmes roulent sur ses joues.

— Où as-tu mal ? questionne-t-il.

— À la tête, au ventre, partout…

Les mains meurtrières se posent doucement sur les tempes mouillées de pleurs.

— Je vais te guérir parce que je t’aime… Tu vois, ça va déjà mieux…

Il repousse le drap, découvre son corps. Toujours avec une infinie douceur, il pose une main sur son ventre, le caresse lentement. Elle a fermé les yeux, elle ne peut plus soutenir le regard de cet homme.

— Je t’aime, chuchote-t-il. Je t’aime, mon amour.

Longtemps, il a gardé sa main sur le ventre palpitant, puis un frisson est venu le secouer, il l’aime et la désire, il voudrait la faire sienne à cette minute et il sait qu’elle ne le repousserait pas. Sa main a remonté sur sa poitrine, enveloppé le sein brûlant qu’il s’est mis à effleurer, à câliner... En un instant, elle a été dans ses bras, mais elle tente de fuir sa bouche.

— Ne m’embrassez pas, je vous en conjure, je ne veux pas que vous soyez malade à cause de moi. Éloignez-vous, je vous en supplie…

Il sourit tandis qu’il immobilise son visage, tandis qu’il touche ses lèvres avant de l’embrasser avec passion. Ce baiser est ardent et désespéré, il témoigne d’un amour fulgurant, d’un désir toujours en éveil, mais encore inassouvi.

— Je t’aime, Livia… Je veux tout partager avec toi, l’amour et la souffrance, le bonheur et la maladie. Penses-tu que s’il t’arrivait malheur, je pourrais trouver la force de te survivre ? Non, mon amour, si tu mourais, je te suivrais dans la tombe, parce que tu es la seule créature au monde que j’aime et que je n’aimerai jamais…

 

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