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MBGC Editions - Monique Bellini

Les corrections de Monique : La possession de Raymonde Machard

8 Avril 2017 , Rédigé par MBGC Editions Publié dans #bonus

Les corrections de Monique : La possession de Raymonde Machard

Belle-Maman possédait ce livre, mais si la couverture est aguichante, l’intérieur ne vaut pas la peine que l’on dépasse la page 2.

L’auteur y expose les sentiments incohérents d’une femme médecin qui veut se vouer entièrement à la science.

Elle est aimée de Philippe qu’elle repousse dans ces termes :

— Philippe, lui dit-elle, je vous donne mon amour… le seul hélas ! dont je suis capable… mais je vous le donne sans restriction, et avec une joie infinie. Peu d’hommes possèdent, ainsi, le cœur d’une compagne ? Vous êtes privilégié dans ce domaine, le plus difficile à atteindre. Maintenant dites-vous bien ceci, et j’insiste sur ce point, c’est que jamais je n’aimerai… avec mon corps… un autre homme… non jamais !

Malgré les phrases pompeuses, elle finit par céder à François qui est un grand séducteur et qui affirme ne pouvoir aimer aucune femme !

Je ne peux vous décrire toutes les stupidités, car le livre y passerait, cependant, voilà quelques perles du prestigieux bouquin :

Elle l’écoute muette et transportée. L’auto va toujours. Elle les contient, mais ne les transporte plus.  Ils sont les proies bienheureuses du Rêve. Maintenant, le soleil s’est couché. Le soir tombe. Des voiles de brume s’étirent dans la campagne.

— Voici les fées légères, ma vibrante !... Elles dansent pour nous…

Claude voit les fées… — Le paysage s’évanouit. – La nuit vient. Le ciel se remplit d’étoiles.

— Les fées se sont envolées, ma sensible

Claude est éblouie. Et l’auto va toujours.

— Les moulins, ma fée !...

Claude sourit à ces moulins.

Claude est extasiée. Et l’auto va toujours… — Un lumignon s’agite derrière la grille. – L’auto entre. Puis elle s’arrête. Un domestique avec une lanterne s’approche. Les deux voyageurs restent seuls. Ils semblent revenir de loi… de très loin… du pays de l’illusion. Ils entrent dans celui de la réalité… Ils ont mal… beaucoup de mal… pour s’y reprendre… François passe une main sur son front… Claude ne bouge pas…

N’est-ce pas pitoyable ? Mais ce n’est pas fini :

L’homme est apaisé. – Puis il va vers le lavabo. Dans la glace, il se découvre. Il ne se reconnaît plus. Sa toilette est terminée… Des yeux se ferment. – Je vous entends. – Oui, je suis là. Elle est là. – Quelle folie ! Lentement, il rouvre les yeux. Claude est là ! Ce fantôme est de chair. Alors, Philippe pousse un cri – Claude a un autre cri. Le temps passe. Mais la peur le saisit…

Par désespoir d’amour, Philippe va partir en « Indo-Chine » et Claude le rejoint à Marseille pour lui dire qu’elle est une révélée !

J’ouvre cette Possession au hasard. Page 29. Le cri douloureux de Claude transperce le cœur de Philippe. Page 159. Philippe ne se voit pas. Il regarde ses pieds qui descendent, si mal ! ce perron… Page 160. Le cœur de Claude se vide. Page 169. D’un bon, la 40 HP démarre. Le buste de Claude est plaqué brutalement contre le dossier. (Le buste est la partie du corps qui va de la taille au cou, mais aussi la poitrine de la femme, d’où l’étrangeté de cette phrase.) Claude, suspendue dans un hamac, lit. François suspend sa réponse pour laisser à l’esprit de Claude le temps de se préparer pour la mieux recevoir.

Ouf ! Quittons cet ouvrage en tout point insipide.

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