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MBGC Editions - Monique Bellini

L’aigle de nîmes

25 Mars 2016 , Rédigé par MBGC Editions Publié dans #bonus

L’aigle de nîmes

Il est évident que je ne vais pas vous assommer de tous les publi/reportages que j’ai écrits, mais celui-ci est particulièrement cher à mon souvenir. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Était-ce parce que le cadre était enchanteur ? Parce que l’établissement se situait auprès des Jardins de la Fontaine ? Parce que la promenade dans ces jardins fut des plus romantiques ? Parce que j’avais apprécié le service à la Russe ?

Quand on songe à Nîmes, ce sont les monuments romains que l’on évoque, les Arènes, la Maison Carrée, le Temple de Diane, la Tour Magne, les Jardins de la Fontaine, dont les harmonieux équilibres de statues, de balustres, de plans d’eau, de parterres et de frondaisons, constituent l’une des plus belles réussites du XVII° siècle dans cet art. Pourtant, si ce prestigieux jardin où s’inscrivent les noms de Dardalhion et Lenotre a autant de charme, les touristes savent apprécier un autre jardin, plus réduit, mais proche du précédent : celui de l’IMPERATOR.

Construit en 1930, sur l’emplacement d’hôtel particulier qui fut entièrement rasé, l’Hôtel Impérator compte 60 chambres avec sanitaire complet, bains et douches. Totalement modernisé ces dernières années, il a su conserver son caractère attachant, et bien que situé en ville, les voyageurs ont la surprise d’y découvrir un parc boisé d’arbres plus que centenaires.

Hôtel quatre étoiles nouvelles normes et restaurant plus que réputé, l’Impérator a, depuis 1973 une étoile de bonne table au guide Michelin. Ce succès est dû en partie au chef de cuisine Raymond Vuillet qui officia pendant onze ans dans les cuisines de l’auberge de Condé de La Ferté-sous-Jouarre, où il devint le principal collaborateur de Tingaud. Les préparations de ce chef sont nombreuses. Parmi les plus demandées, nous trouvons le foie gras de canard fabriqué à partir de foie cru avec une recette tout à fait personnelle. Les coquilles Saint-Jacques au champagne ou Provençale ; la mousse de Brochet Impérator ; le sandre ou la sole à l’oseille ; le jambonneau de caneton au Bouzy, vin de champagne rouge ; le carré d’agneau sarladaise servi avec des truffes fraîches d’Uzès ; la poularde à l’estragon ou au Champagne. Et pour finir, le biscuit glacé à la sauce au chocolat chaud, les crêpes à l’ananas flambées au cointreau et toutes les pâtisseries maison sont des desserts très appréciés. La cuisine est la base de recettes classiques, ainsi que de spécialités régionales. Tous ces mets succulents donnent entièrement satisfaction, aussi bien au gastronome qu’à l’homme d’affaires ou au touriste de passage. Ces derniers qui viennent de plus en plus nombreux sont composés en majeure partie de Français, Américains, Sud-Américains, Allemands, Belges, Italiens, Suisses, Espagnols. Quant à la clientèle anglaise qui avait quasiment disparu, elle revient depuis deux ans, de plus en plus nombreuse. La fréquentation touristique se situe du mois d’avril à la fin d’octobre. Pendant les mois d’hiver, nous trouvons une clientèle d’hommes d’affaires, de congrès, de séminaires.

Chaque jour, de six heures à minuit, 40 employés sont attentifs au désir de tous. L’IMPERATOR séduit par la beauté des salons qui s’ouvrent sur un jardin où la végétation luxuriante se compose de plantes vivaces qui entourent les arbres tels que Gynko Biloba (arbre sacré de Chine), Panlaconia, Cèdres, Érables et Tilleuls argentés, Citroniers et Orangers embaument de leur délicieuse senteur les trois étages de l’hôtel. Ce jardin de caractère provençal possède de fort beaux vases d’Anduze, et offre au client, la paix, le charme et la détente d’un lieu en tout point enchanteur.

L’aigle de nîmes

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